Chemins du Christ

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La conscience humaine, la terre et les chemins du Christ.

Index de toutes les parties.

Pour accéder à la 1ère partie: les chapitres sur les chemins des Evangiles – cliquez ici

Pour accéder à la 2ème partie : les chemins de la Révélation de St Jean  – cliquez ici.

Pour accéder à la 3ème partie : des chapitres abordant divers thèmes et questions sur la vie - cliquez ici.

Ceci est la 4ème partie: l' Ancien Testament; et des contributions au dialogue avec les autres religions:.

Pour les chapitres indiqués ci-dessous, la page doit d'abord être complètement téléchargée.
1.  L’Ancien Testament, la religion juive (le judaïsme) et Jesus Christ
1b.Zarathoustra
3.  Jésus Christ et l’Islam , une version corrigée.
4.  Jésus Christ et le Bouddhisme
4b.Jesus Christ et le Hindouisme
13.Informations concernant Jésus Christ et le taoïsme & le confucianisme
14.Considérations générales concernant les religions animistes
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Anciennes religions amérindiennes, le candrier Maya et le christianisme.  
15.Des pages nouvelles en anglais ou allemand

Indications concernant d’autres versions et droits.
e-mail

 

L’Ancien Testament, la religion juive (le judaïsme) et Jesus Christ.

Cette page complémentaire est une contribution en vue d’une meilleure compréhension de l’Ancien Testament et qui oeuvre en faveur du dialogue inter-religieux. Nous n’avons pas la prétention traiter les écrits de l’Ancien Testament de manière étendue, comme le font, par exemple, dans ce site Internet, le texte sur les Evangiles et l’histoire des Apôtres (événement de la Pentecôte).

Jésus Christ et ses disciples se référaient souvent aux Ecritures qui étaient connues de leurs auditeurs. Tout d’abord, il s’agit de l’Ancien Testament. Il contient une histoire de la création, des livres sur l’histoire du peuple Juif, des lois, des écrits prophétiques, des psaumes, des apocryphes, etc. Jésus et ses disciples démontrent que leur travail n’abolit pas le contenu de ces anciennes révélations, mais qu’ils ne sont pas venus en premier lieu en tant qu’« interprètes » de ces anciennes écritures. Il s’agit surtout de vivre sa vie en établissant un contact immédiat avec Dieu et avec le Christ (voir notamment « fondements des valeurs éthiques » et le texte principal). De nouvelles façons de voir se manifestent alors, par rapport à l’Ancien Testament.

Dans le Nouveau Testament, on trouve également de nombreuses références à d’autres croyances de cette époque ancienne. L’Evangile de Jean s’adresse à ceux qui connaissaient les enseignements de sagesse gnostiques, pour illustrer en quelque sorte ce qui est spécifiquement chrétien et qui dévie de la trame des diverses croyances gnostiques. Un exemple simple est la définition « Il était la véritable Lumière… » dans Jean 1 (en parlant de Jésus). Certaines épîtres de Paul tiennent compte de l’état des connaissances de ceux qui appartenaient au cercle des anciens cultes des mystères, plutôt que de ce qui provenait de la tradition juive, mais quelqu’un qui ne connaît pas ces traditions ne remarquera rien. Dans ce type de textes du Nouveau Testament, on ne trouve pas de jugements de « damnation » globaux envers d’autres Ecritures anciennes non-juives. On trouve des jugements uniquement dans les passages qui mentionnent des abus concrets, de la part de certains cultes dégénérés, dans le but d’avertir les êtres humains du danger qui consiste à emprunter ces chemins. L’ancienne voie, celle de la mission, plus conforme à la loi, demandait d’aller vers les êtres humains et de les prendre tels qu’ils sont, au lieu d’exiger d’eux qu’ils changent et qu’ils fassent abstraction de toute leur biographie, une attitude qui serait plutôt créatrice de ruptures de conscience, au lieu d’apporter la délivrance qui guérit les fractures. On n’exigeait pas de la part des personnes culturellement différentes qu’elles absorbent d’abord la totalité de la culture juive. Ces personnes étaient considérées égales aux Juifs, ce qui n’a pas manqué de créer bien des différends d’opinion entre les disciples, qui subsistent encore à ce jour.

* L’œuvre de Jésus, dans cette forme, n’a pu s’accomplir que sur l’arrière-plan de la foi en Dieu et des espoirs de changements profonds et fondamentaux qui concernaient également le reste du monde, comme cela avait été prédit pour Israël par les prophètes. Depuis lors, il est possible d’extrapoler les aspects chrétiens et de les appliquer à d’autres traditions religieuses, plutôt qu’à l’Ancien Testament. C’est ce qu’a tenté de faire Mani, le fondateur du Manichéisme, largement répandu en Asie et poursuivi par l’Eglise à tel point qu’aujourd’hui, il a pratiquement disparu. Pour Mani, le point de départ se trouvait dans la religion monothéiste de Zoroastre en Perse. Cependant, nous n’entrerons pas dans les détails pour examiner jusqu’à quel point il a réussi ou non à évaluer et à présenter correctement le rôle de Jésus, dans ses enseignements (qui contiennent p.ex. certains aspects trop unilatéraux), malgré leur haut niveau et leur valeur.

La religion juive (le judaïsme) a produit d’autres Ecritures, après la Bible hébraïque, tels que les fondements du droit (Mischna) et les commentaires (Gemara) sur le Talmud, dans les versions de Babylone et de Jérusalem, ainsi que des œuvres de fond d’une certaine orientation, tout particulièrement les écritures mystiques-ésotériques cabbalistiques : Le Zohar (Sohar) / Sepher Jetzirah. Ces derniers sont attribués au 13ème siècle, mais devraient se baser sur des traditions encore plus anciennes. Certains passages font même penser à l’Egypte ancienne. Encore aujourd’hui, il existe une branche mystique du judaïsme.

Les concepts et représentations de Dieu.

« Le Dieu d’Abraham » était vécu comme un Dieu personnel, de la famille, celui de la tribu, celui du peuple ; d’autre part, il était également le Dieu de l’univers. Cette croyance ne s’est propagée que petit à petit sous forme de monothéisme strict, auquel les prophètes s’adressaient.* Dans l’Ancien Testament, Dieu* est appelé « Elohim », c’est-à-dire, « Esprits divins créateurs » (pluriel) et non pas des extraterrestres expérimentateurs génétiques, comme certains auteurs spéculent. Dans la mesure où de telles influences problématiques ont été présentes sur Terre, elles sont venues se rajouter. Les désignations „Elohim" (sémite) et „Allah" (Dieu pour l’islam) ont certainement la même origine.

Le nom Yahvéh / Jéhovah / YHWH n’apparaît que plus tardivement, dans l’Ancien Testament. D’après des sources mystiques comme Lorber ou Steiner, au cours du rapprochement progressif de Dieu, à travers les temps et les époques, serait apparue l’expérience de Dieu en tant que Jéhovah. Seules les traductions continuaient malheureusement à utiliser toujours un seul et même terme, là où l’original mentionnait plusieurs noms divins. C’est ainsi que la relation à Dieu, à travers les diverses époques, a été modifiée par omission, par les hommes, et probablement pervertie, ce qui fait que même des entités négatives peuvent avoir induit en erreur les humains remplis de haine et dont la spiritualité était émoussée. Par conséquent, pas toutes les histoires de l’Ancien Testament ne doivent pas forcément refléter le même « Yahvé » ni le « YHWH » dans le sens des explications de J.J. Hurtak. Ceci ne nous permet pas non plus de passer chaque histoire de l’Ancien Testament au crible de la logique humaine de notre société actuelle. Dieu sait mieux que nous ce qu’Il fait et pourquoi, et ce qu’Il veut de l’homme et pourquoi.

La croyance du Messie et le Christ.

Le Christos » figure déjà dans la Septuaginta, la traduction juive de la Bible, faite au 3ème/2ème siècle avant J.C. vers le grec, pour les Juifs, sous « Meschiach », le Messie prédit par les prophéties. Il ne s’agit donc nullement d’une invention de Paul, comme le pensent certains écrivains modernes. Les parchemins trouvés dans les grottes autour de la Mer Morte (Qumrân) démontrent que des Juifs profondément pieux attendaient justement une ère messianique de paix, dans les décénnies et les siècles précédant la venue du Christ, comme le décrit Isaïe 11. Mais déjà à cette époque existaient diverses interprétations sur l’être du Messie, tout comme les disciples de Jésus ont eu de la peine à comprendre que le « Nouveau Royaume » des prédictions ne passait pas par une révolte nationale « extérieure » contre les Romains, mais qu’il s’agissait un développement spirituel intérieur de l’être, qui transformait tout, un « Royaume des Cieux ».

La communauté de Qumrân est souvent assimilée à celle des Esséniens, strictement croyante, la troisième école en importance du Judaïsme existant à cette époque, à côté de celle des Pharisiens et des Sadducéens. Strictement parlant, il s’agit plutôt d’une communauté indépendante qui était proche des Esséniens et qui entretenait des contacts avec d’autres courants religieux du Judaïsme, notamment également avec les Zélotes militants et les Pharisiens à Jérusalem (ces derniers ont même confié, en désespoir de cause, des descriptions sur le trésor du Temple à cette communauté, ce qui indique que, malgré ses vues divergentes, elle avait la réputation qu’on pouvait absolument lui faire confiance). La règle communautaire 1QS contenait des indications sur l’attente du Messie. Elle mentionnait même deux Messies et deux lignées de descendance pour un tel Messie, qui pourraient s’appliquer, d’après les lois d’autrefois, à Jésus : par Joseph, de la maison de David, et par Marie, de la lignée des prêtres d’Aaron (Carsten Peter Thiede, par exemple, mentionne également ce fait, qui a été délégué par le département des Antiquités d’Israël pour s’occuper des manuscrits de la Mer Morte).

Cette prophétie de Michée 5.1, d’après laquelle le Messie proviendrait de Bethlehem, ne semble pas avoir eu d’importance dans les cercles des communautés qui attendaient un Messie. Malgré cela, l’Evangéliste Matthieu se base sur elle, ce qui est considéré par certains comme son invention, puisque Jésus venait de Nazareth. *

Une place du prophète Daniel 9:25 a souvent attiré l'attention sur Jésus: De la directive au bâtiment du 2. Jérusalem (Nehemia 2:18); env. 445 av. J.-C., jusqu' à la mort du 2. "oindré" passeraient env. 69 "semaines". ("semaines d'ans", 7 ans; comparez les "ans de sabbat"), c'est le temps approximative de la crucifixion.

La suggestion de R. Steiner, de concevoir le Christ comme une Entité fort bien connue de certains êtres supérieurs, dans les temps pré-chrétiens, et qui s’est exprimé dans le Vishwa Karman des Hindous, dans l’Ahura Mazda des Parses, dans l’être-Soleil Osiris des Egyptiens et dans le Belemis des Celtes = Baldur, Apollon, pourrait s’avérer une piste intéressante, bien qu’elle soit d’un usage difficile pour une théologie établie sur la base du Christianisme en tant que communauté religieuse. Elle pourrait être d’autant plus intéressante pour d’autres cercles culturels, voir également dans ce contexte le chapitre « Au début était le Verbe… ». Ou bien p.ex. Rudolf Steiner et la collection de ses conférences « les entités spirituelles dans les corps célestes », 1912, « précurseurs de Golgotha », 1913, 1914, « de Jésus au Christ » et « Christologie ».

Par la suite, il y a environ 2000 ans, nous voyons le Christ incorporé, devenu chair, servant de poids et de mesure à un point charnière de l’histoire du développement de l’humanité sur Terre. Il prend sur lui, ou en quelque sorte absorbe à lui, cette humanité dans sa vie. Même si les anciens cultes ont dégénéré, et que le Christianisme a perdu plus tard de sa profondeur, une recherche dans ces domaines aurait malgré tout son importance. Le Christ se révélerait sous l’aspect du « Nouvel Adam » du Golgotha, un être qui représente ce qui est humain et qui vient d’être renouvelé, un rôle qui dépasse largement celui qu’on a voulu attribuer à Jésus comme garant de la puissance d’une communauté religieuse en particulier.

*Updates English/ Deutsch.

Au sujet du développement du judaïsme, consulter Prof. Hans Küng «Le judaïsme». Il tend vers une recherche intégrative qui prend au sérieux la teneur des anciennes sources (malgré les doutes émis par l'archéologie et les recherches critiques) qui fournissent aux Chrétiens comme aux juifs matière à réflexion. (Nous ne vous transmettons pas toutes les demandes issues des recherches critiques historiques, par exemple les événements qui se sont produits avec Jésus nous semblaient parfois trop purement subjectifs. Küng, cependant, est ouvert à une véritable réalité de ces événements, encore non accessible à la recherche).

Concernant les temps d’avant le déluge et les temps du Nouveau Testament, lire p.ex. les Ecritures à travers le « Verbe Intérieur » selon Jakob Lorber (www.lorber-verlag.de) et Rudolf Steiner. Les prises de conscience de la mystique et ses points de vue peuvent même amener certains à prétendre que le Jésus historique n’aurait jamais existé, ou bien qu’il n’aurait été qu’un prédicateur itinérant.

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Zarathoustra.

L’enseignement originel de Zarathoustra ou Zoroastre est encore présent de nos jours, chez les Parses, dans leur Livre sacré, le Zend Avesta. Des chercheurs de cette religion en Inde ont démontré qu’elle est antérieure à que ce que les chercheurs occidentaux supposaient, ce qui donne raison aux dires des historiens de l’antiquité. De plus, ils ont trouvé que dans cette religion, on ne concevait pas seulement des batailles cosmiques entre l’obscurité et la lumière, des concepts qui ont influencé ultérieurement les croyances gnostiques, mais qu’un Dieu personnel, nommé Ahura Mazda, était situé au-dessus de cette mêlée de forces opposées, en tant que « Super-Bien ». Cet aspect impersonnel de Dieu était nommé « Ahu » (une adresse de contact concernant la version la plus spirituelle de cette religion est la suivante : Mazdayasnie Monasterie, Mustafa Bldg. Sir Pherozeshah Mehta Road, Bombay 400001, Inde). D’autres chercheurs ont trouvé que les transcriptions iraniennes mentionnaient Noé / Nuakh, en concordance avec l’histoire biblique. Notre opinion est que le Zend Avesta possède en tout cas de nombreuses similitudes avec une sorte de « Révélation Ancienne » de l’histoire de l’humanité d’avant le déluge en Asie Mineure. Il contient la plus ancienne croyance en Dieu, auquel Noé resta fidèle, même au sein de cette culture en déclin. Abraham ne fut pas le premier à adorer un seul Dieu. D’autres sources bibliographiques mentionnent une forme écrite plus précoce de cette religion, avant le déluge, soit environ 3500 ans A.C. Il est tout à fait possible qu’ils réapparaissent un jour… Lorber appelle ces parchemins perdus « Seanthiast Elli ». Dieu serait apparu avant le déluge en tant que « Abedam », comme il agit plus tard à travers le Melchisédek biblique.

Les Parses sont comptés par de nombreux représentants religieux Iraniens du Coran, comme faisant partie des « hommes de l’Ecriture ». De la même manière, les Chrétiens et les Juifs ne sont pas considérés comme « infidèles » puisqu’ils qui croient en un seul et même Dieu, dont les prophètes sont venus leur rappeler l’existence à de nombreuses reprises. Le zoroastrisme aussi a perdu une partie de sa profondeur originale, tout comme les autres religions, et ces aspects profonds doivent à nouveau être explorés et cultivés.

Pour Mani, le point de départ se trouvait dans la religion monothéiste de Zoroastre en Perse. (Consulter la page anglaise "parsism".)

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Informations concernant Jésus et l’Islam.

Ce texte représente une contribution pour une meilleure compréhension entre les religions et pour le dialogue inter-religieux, tel qu’il a lieu depuis bon nombre d’années.**** Ces commentaires n’ont pas la prétention de caractériser l’Islam dans son ensemble, étant donné qu’il existe aussi diverses écoles dans l’islam.

Le Coran *) et les autres religions.

Islam signifie "soumission (à la volonté de Dieu)", et aussi dévouement, "don (à Dieu)".

Le livre sacré de l’Islam, le Coran est considéré comme inspiration transmise au prophète Mohammed par Dieu, respectivement par l’ange Gibril – qui peut être identifié comme l’archange Gabriel, également connu dans le Christianisme. Ce qui est certain, c’est que le Coran possède une signification centrale. Pour son interprétation, d’autres traditions (Sunna : littéralement « habitude »), qui nous viennent du temps des prophètes (Hadith) jouent également un rôle. Un prophète, lui aussi, est un être humain, dans son comportement, pas un dieu. Il faut également tenir compte du fait que, tout comme chez les Chrétiens, de nombreux Musulmans ne connaissent pas avec exactitude leur livre sacré.

Les Chrétiens, respectivement les Juifs, sont appelés entre autres, dans le Coran « Gens du Livre» (p.ex. Sourate 4:171*) et « enfants d’Israël ». Par conséquent, ils peuvent également étudier le Saint Coran*) - même si, en règle générale, ils ne le font pas. Quelle que soit la situation, la science des religions s’occupe de l’étude de toutes les Ecritures saintes de toutes les religions et recherche, entre autres, l’histoire et le développement de leur interprétation. Les écritures sacrées doivent être étudiées avec le respect qui leur est dû. Une partie des commentateurs Musulmans du Coran a écrit qu’il existe une forme inchangée du Coran, qui est conservée par Dieu, qui n’est accessible qu’aux anges purs et aux délégués humains purs. Une autre faction interprète cela différemment : le lecteur qui lit le Coran dans sa version actuelle doit se trouver dans un état de pureté.

Le prophète aurait été envoyé pour un temps ou "temps intermédiaire"; autre traduction: après un certain temps (Sourate 5, 19*). Le Coran distingue les croyants, dans le sens des enseignements de Mohammed ou « Gens du Livre » (lettrés), et les « incroyants ». Les « Gens du Livre » sont entre autres les Juifs et les Chrétiens, qui, en dehors des Musulmans, qui se fondent sur la même tradition, parfois aussi les Zoroastriens (Sourate 22, 17*). Car le Coran reconnaît aussi une lignée de prophètes qui ont tous transmis unanimement l’enseignement d’un Dieu unique, du jugement dans l’au-delà et de la prière pour leurs peuples et pour leur époque (p.ex. Sourate 6, 83-92 ; Sourate 7, Sourate 4, 136*). Dans la mesure où les fidèles de ces autres religions croient en un même fondement commun, ils ne sont pas considérés comme infidèles (Sourate 5, 48* et autres). Dans les premiers siècles de l’Islam, les Chrétiens et les Juifs n’ont pas été soumis à des contraintes pour se convertir à l’Islam (selon l’enseignement dans le Coran, « dans la religion, il n’y a pas de contrainte », voir Sourate 2, 256*). Abraham compte comme l’un des « Hanifes », ces individus isolés qui ont trouvé la voie de la véritable foi en un Dieu unique.

L’appellation Allah ou al-ilah, préislamique, en ancien arabe, possède certainement la même racine que « Elohim », un nom divin mentionné dans les livres hébraïques de Moïse.

Les « infidèles » - littéralement on peut traduire ce terme à peu près par « les dissimulateurs », du temps de Mohammed, étaient au sens étroit  les polythéistes ou idolâtres qu’il a combattu en Arabie, contre lesquels la Bible des Juifs et des Chrétiens étalement mettent en garde. Au sens plus étendu, dans l’Islam d’aujourd’hui, sont considérés incroyants ceux qui ne croient pas en un Dieu unique ni au Jugement. Parfois, ce terme est appliqué sans discrimination à tous les non-Musulmans, parfois même à d’autres musulmans d’autres tendances.

Jésus Christ

Jésus est mentionné, tout comme la Bible, dans le Coran (7e siècle après JC.), avec certaines ressemblances et certaines différences. A plusieurs endroits dans le Coran, Jésus Christ est mentionné comme prophète envoyé par Dieu, également en tant que « Mot » de Dieu sans explications plus détaillées sur cette signification, reconnu aussi comme un Esprit de Dieu (Sourate 4, 171*), « créé comme Adam » (Sourates 2, 3, 5,…). Nous voyons déjà que Jésus est bien davantage, dans l’Islam éclairé, que pour certains théologiens modernes qui n’ont laissé subsister de lui que le rôle de réformateur social ! C’est le concept de la filiation de Jésus avec Dieu, considérée sous un angle très terrestre, du temps de Mohammed, qui n’a pas été accepté par le Coran, dans le cadre de l’enseignement trinitaire, survenu plus tardivement. Des Chrétiens qui auraient pu expliquer la teneur originale de cet enseignement de manière aussi authentique que possible afin que d’autres y accèdent également n’existaient alors presque plus (p. ex. Sourate 6, 101*). Dans l’épître aux Romains 1.4, il est dit de Jésus « … qui avec puissance a été déclaré Fils de Dieu selon l’esprit de sainteté » donc, qu’il n’est pas né. La conviction musulmane que Dieu est « incréé » (non-né) et que Jésus n’est pas né, mais qu’il a été créé par Dieu devrait trouver un certain terrain consensuel chez les Chrétiens. En outre, le terme grec « Logos », qui représente dans la Bible la provenance divine de l’envoyé de Dieu, Jésus Christ, est également traduit dans les Evangiles en tant que « Le Verbe/ Le Mot », un terme utilisé aussi pour Jésus dans le Coran. Les inspirations qui ont donné naissance au Coran contiendraient-elles des mystères encore inconnus, qui n’ont pas été totalement compris, ni par les Musulmans, ni par les Chrétiens ? Seraient-ils en train de se perdre en stériles controverses et disputes sur des concepts terminologiques ? Même là où les Chrétiens présentent cet enseignement comme une sorte de polythéisme, cela ne correspond pas à la manière dont Jésus a enseigné : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne » (« en mon nom », c’est-à-dire, intérieurement reliés à Jésus) Evangile selon St. Jean, 15 :16. Tout, dans la vie de Jésus, tournait autour de ce Dieu unique, auquel il était étroitement relié et vers lequel il amenait les autres êtres.

Le concept de « Logos » (Grec ; selon l’Evangile de Saint Jean 1, « Le Verbe de Dieu » est une dénomination liée au Christ dans cette Ecriture) est mentionné dans l’adaptation allemande du Coran de Parets indépendamment de Jésus. Néanmoins, dans d’autres versions du Coran, ce terme est compris comme étant une « affaire » de Dieu, respectivement un « ordre » de Dieu (Sourates 13.2 et 13.11*).

Le Coran considère Jésus « créé comme Adam », que Dieu créa de la Terre (Sourate 3, 59*) et parle d’un « envoyé de Dieu » de l’Esprit Divin, qui a été le médiateur de la naissance virginale de Jésus (Sourate 19, 17-22). Dans la version Chrétienne, l’ange du Seigneur annonce la naissance de Jésus par l’Esprit Saint. Il est également écrit dans le Coran que Jésus a été raffermi par le Saint Esprit / l’Esprit de la Sainteté l’a soutenu (Sourate 5, 110*).

Selon le Coran, le jeune Jésus a annoncé sa résurrection (Sourate 19, 33*), mais il se pourrait qu’il fasse allusion à son retour lors du Jugement dernier (le jugement avec la résurrection des fidèles lors du « Dernier Jour », souvent mentionnée dans le Coran (Sourate 4, 159*). Le Coran dit aussi que Jésus est monté vivant au Ciel (Sourate 4, 157-159, et 3, 55).
Les Musulmans et les Chrétiens ne sont pas d’accord si Jésus a été crucifié avant son Ascension, puis est mort et resusscité par la grâce de Dieu - selon l’Evangile des Chrétiens, ou bien si Jésus a été élevé au ciel, vivant, sans avoir été crucifié, selon la croyance des Musulmans. Le point commun, cependant, est la croyance qu’au moment où Jésus est monté au ciel, il n’était pas mort mais bien « vivant » et qu’il continuait même, par exemple, à enseigner. Dans la Sourate 3 :55* et 5 :48* il est dit : « … c’est vers Moi que sera votre retour et Je jugerai entre vous ce sur quoi vous vous opposiez » et « …C’est vers Moi (Allah) que sera votre retour à tous ; alors Je vous informerai de ce en quoi vous divergiez entre vous dans votre vie (terrestre) ce qui était sujet de discorde ». Chrétiens et Musulmans pourraient donc fort bien attendre pacifiquement la solution de certains mystères à ce jour encore non élucidés, au lieu de se disputer et d’être dans la discorde !

Le Coran contient lui aussi des passages concernant la résurrection des croyants au moment du Dernier Jugement (Sourate 36, 77, Sourate 69, 13 et Sourates 75, 99 * etc). Jésus reviendra alors et sera le juge des croyants lettrés (Sourage 4, 159 ; comparer Sourate 16, 89*). Ceux qui croient en Dieu et au Jugement Dernier (non-Musulmans inclus) et qui « font ce qui est juste » n’auront pas à craindre le Jugement, selon le Coran (Sourate 2, 62 ; Sourate 4, 123-124 ; Sourate 7, 170*). Le Jugement, dans le Coran, comme dans la Bible, est sans équivoque l’affaire de Dieu et non pas celle des hommes, peu importe qu’ils soient Chrétiens, Musulmans ou juifs. (De telles comparaisons entre religions ne sont pas destinées à mettre en doute l’indépendance du Coran).  Update English/ Deutsch.

Fondements éthiques

Les fondements éthiques des 3 religions « abrahamiques » sont en étroite corrélation. Des commandements existent également dans l’Islam, bien qu’ils ne figurent pas sous forme de liste, notamment dans la Sourate 17, 22-39 ; Sourate 5, 38-40 ; Sourate 2, 188 ; Sourate 4, 135 ; Sourate 2, 195 et Sourate 17, 70* (dignité humaine). Le Coran interdit par exemple strictement et sans exception de tuer des innocents (Sourate 5, 27-32*). Le terme de « Jihad » ne signifie littéralement que "Le combat" ; la signification « Guerre sainte » ne provient pas du Coran, dans cette acception, mais des paroles de Mohammed et des écoles de droit coranique.*** Le travail intérieur spirituel et moral sur nos propres tendances imparfaites et nos passions éloignées du divin est considéré comme « le Grand Jihad », et il revêt plus d’importance que toutes les autres « guerres » et combats extérieurs (comparez le message de Jésus de « voir d’abord la poutre dans notre œil plutôt que la brindille dans l’œil du voisin » - de nombreux conflits perdraient leur fondement, avec l’application de ce précepte.) Le « Jihad de la parole » est une représentation pacifique de la foi. Le « Jihad de la main » est l’exemple actif par lequel le croyant enseigne. Le « Jihad de l’épée », également nommé « petit Jihad » n’est permis qu’en cas d’attaque envers les croyants et « sans infractions » (voir Sourate 2, 190*). La « Force » des échanges avec d’autres croyances religieuses est également indiquée dans le Coran (Sourate 48, 29*, Sourate 47, 4*); de tels passages "violents" peuvent être comparés à d'autres endroits, où ils atteignent leurs limites (comme "dans la religion, il n'y a pas d'obligation", Sourate 2, 256).

Les règles traditionnelles qui définissent les comportements entre les deux sexes, sont nombreuses, y inclus, par exemple, l’interdiction de conclure un mariage avec des personnes qui sont parentes ou des croyants d’autres religions, etc.

La pratique de l’Islam inclut
- le témoignage « qu’
Allah est Unique, il n’y a pas d’autre Dieu que Lui, et Mohammed est son prophète » 
- les prières prescrites, qui doivent être exécutées quotidiennement (Sourate 2, 177*) ;
- Le jeûne annuel durant le mois de Ramadan (Sourate 2, 185*) ;
- Le pèlerinage, dans la mesure du possible au moins une fois dans sa vie (Sourate 2, 196*) ;
- Le paiement du Zakkat (une contribution à des buts sociaux) (Sourate 2, 177*).

Dans l’Islam actuel, il n’y pas de lieu / autorité centrale qui décide en matière de questions religieuses et éthiques. Il est probable que des opinions et points de vue, qui seraient partagées par une grande majorité des érudits en Droit et respectés de tous, seraient probablement très largement acceptés.

Pour le développement de l'interprétation du Coran et des diverses écoles, consulter Prof. Hans Küng, " l'islam ". 
Des informations à propos d'aspects mystiques et philosophiques dans  l'histoire de l' Islam iranien:  Henri Corbin, "En Islam iranien. Aspects spirituels et philosophiques" I, II, III. Paris. (Des livres cités dans «Les Chemins du Christ» ne reflètent pas automatiquement notre accord en ce qui concerne leur contenu et les opinions des auteurs.)

*) Nous avons utilisé, entre autres, la traduction du Coran (allemande) de Rudi Paret, aux éditions Kohlhammer, dont la transmission répond aux critères scientifiques en distinguant clairement entre traductions littérales et insertions, pour une meilleure compréhension. Elle utilise la numérotation égyptienne qui est la plus usitée dans l’Islam. D’autres traductions peuvent utiliser une des deux autres numérotations possibles des versets; vous trouverez la citation peu avant ou après le numéro du verset de la Sourate citée. La difficulté de la traduction du Coran n’entre pas autant en ligne pour les passages très clairs, comme ceux qui sont mentionnés. La signification des citations du Coran a également été comparée avec « Le Coran, traduit et commenté par Adel Theodor Khoury, 2007 (allemand)», dont l’interprétation a trouvé acceptation auprès des érudits Musulmans du Coran, et dont les commentaires tiennent compte des interprétations traditionnelles des écoles coraniques islamiques. Voir « la version francophone du Coran récitée par A.M. Al Matroud».

***)Même les « Croisades » des Chrétiens, d’ailleurs, étaient dénuées de fondement biblique. Elles sont des actes commis par des êtres humains, et ont, par ailleurs très mauvaise réputation auprès de nombreux Chrétiens européens, à notre époque.

****) Sourate 164:125

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Informations concernant Jésus et le Bouddhisme.

Cette partie examine les similarités et les différences entre les croyances bouddhistes et un christianisme conscient (à nouveau) de sa propre profondeur spirituelle. Le but n’est pas de présenter de manière détaillée *) la vie et les enseignements de Bouddha (500 avant J.C.). Ce sont plutôt certains points centraux qui sont examinés de manière plus précise.

« Pas de Moi » et « Moi »

Le point focal de l’enseignement du Bouddha, tel qu’il a encore cours dans le bouddhisme « Hinayana » est la libération de l’homme, de tout ce qui n’appartient pas à son vrai centre, au noyau de son être. Le désir des sens, intérieur et extérieur, qui mène à la souffrance, doit être reconnu comme « non-Soi » (anatta), à travers un chemin de vie et d’enseignement correspondant, incluant la méditation etc. A la fin, ces désirs s’éteignent et cessent et l’état de Nirvâna peut être atteint. La voie bouddhiste du « Mahajana », survenue plus tard, a souvent mal compris cet aspect. Néanmoins, elle a aussi apporté des progrès p.ex. à travers une compassion plus marquée envers toutes les créatures, au lieu d’un retrait (fuite) du monde. Cette école du Bouddhisme a interprété le terme de non-Soi, qui revenait toujours, comme si aucun Soi ne subsistait après que les tendances de l’ego aient été dépassées. Elle a tendance à voir le Nirvana comme « Rien ». Pourtant, le Bouddha lui-même en parlait lors de la description de ses plus profondes expériences : « et je dépassai… avec le temps aussi la misère de la région du non-percevoir et du non-être-perçu, et j’obtins la clarté là-dessus, et j’accédai au bonheur de la cessation du percevoir et des sensations, et je les goûtai… Et ainsi, après la complète cessation percevoir et du non percevoir, je restai dans cet état où les influences, après que j’aie reconnu toute cette sagesse, sont arrivées à leur cessation » (Suttam du Anguttara Nikaya 9, No 41).

On peut reconnaître que le Christ nous enjoint également à la purification des qualités humaines et qu’il enjoint de commencer par soi, plutôt que de critiquer les autres (voir aussi le texte principal de CheminsduChrist.net). Il ne s’identifie pas, ni ses disciples, avec le monde, ni avec aucune autre action mondaine, il se décrit et les décrit plutôt comme n’étant pas de ce monde - plus clairement que le bouddhisme à l’origine - mais y vivant et y agissant (Jean 17) et transformant ce monde en étant comme la pâte à levain.

Dans les enseignements de Jésus et du Bouddha, concernant les questions de la vie, on retrouve de très nombreuses correspondances, à tel point que depuis quelques décennies, certaines personnes vont jusqu’à croire que Jésus aurait enseigné le bouddhisme. Mais ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas besoin d’explications venant de sources extérieures quant à ces ressemblances, comme certains chercheurs l’imaginent, même s’il est possible que certains contacts puissent avoir eu lieu. On pourrait tout aussi bien dire que Jésus a enseigné cet enseignement ou un autre. Dans notre texte principal, nous expliquons que ce genre de similitudes est basée sur les réalités spirituelles, qui sont logiquement accessibles à tous ceux qui examinent ces vérités, de la même manière, sans copier les uns des autres. 
L’inspiration, de fait , si elle est authentique, provient de la Source éternelle, sans laquelle il n’y a ni « rien » ni « quelque chose » ni la possibilité de s’en libérer. La libération, d’ailleurs, n’aurait aucun sens, sinon. Sous-tendant le Tout, caché au fond de Tout et en même temps hors du tout: ce qui est non manifesté, contient déjà le tout et pourtant, à la fin de la Création, il y en aura plus qu’au début. Sur le plan terrestre, ceci est plutôt contradictroire, à prendre comme un koan zen... On ne peut pas le comprendre par une approche théorique ni intellectuelle, même si l’esprit humain, lentement, peut devenir petit à petit assez flexible pour accepter des points de vue et des tentatives de compréhension plus indirects et ce, pour pouvoir comprendre et interpréter les visions ou intuitions intérieures que l’esprit peut avoir.
C’est justement la force que les Religions partagent entre elles, par rapport à une société matérialiste et égocentrique, et qu’elles n’exploitent pas suffisamment. Même les ressemblances et les contacts entre les diverses Religions ne changent rien au fait qu’elles ont malgré tout chacune leur propre chemin, différents les uns des autres.

Parmi les mystiques chrétiens, le travail de maître Eckhart est le plus proche de l’impersonnalité orientale. Parmi les différentes écoles du bouddhisme, les enseignements de Nichiren pourraient représenter une passerelle. Parmi les philosophes indiens, Sri Aurobindo (et sa partenaire, « La Mère ») sont ceux qui se rapprochent le plus de la vision européenne de la personification ou de l’inné. Il a fait l’expérience du Nirvâna et il a reconnu – à l’instar de certains mystiques chrétiens – que c’est autre chose que le vide ou le « néant ». Il parle du « Suprême » et il veut ramener certains aspects de ce « Suprême » sur Terre. Il y a certains qui voient en Sri Aurobindo le pont qui nous relie à nouveau au christianisme, mais à la véritable essence du christianisme, celle qui inclut la stature de « disciple Chrétien véritable » qui s’accompagne même parfois des pouvoirs que Jésus a manifestés dans sa résurrection.

La « réalité ultime » et la question de Dieu.

Pour les religions Juives et Chrétiennes, les qualités humaines qu’il s’agit de purifier, sont en outre amalgamées avec la notion de péché envers Dieu. Tout d’abord, il s’agit de respecter certaines normes religieuses et éthiques, et surtout de surpasser toutes les imperfections qui nous séparent de Dieu. En règle générale, la plupart des bouddhistes eux-mêmes ont l’intime conviction qu’il n’y pas de Dieu. Dans les expressions communes concernant l’éthique, les différentes Religions ne parlent que d’une « ultime Réalité » agréée par toutes, au-delà de la vie matérielle. Ceci n’est pas tout à fait correct. Le Bouddha n’a jamais prétendu qu’il n’y avait pas de Dieu. Il se bornait à transmettre ses expériences sur le chemin humain. Bouddha répondait aux questions des prêtres hindous sur Brahma, l’aspect de Dieu créateur, en disant : « Brahma, je le connais, et le monde brahmanique, et le chemin qui mène au monde brahmanique, lui aussi, je le connais » (Digha Nikaya 13 – discours, se référant aux expériences spirituelles, non pas à la connaissance littéraire hindouiste). Le Brahma des Hindous n’est pas totalement égal au « Dieu le Père » de Jésus Christ. Il est plutôt une personnification d’un attribut divin, qui vit le jour avec les différentes cultures de cette époque. Mais en aucun cas il n’est une description de forces négatives.
Pour celui qui parle d’une origine plus élevée et des Dieux qui étaient autrefois vénérés, de quoi parle-t-il? Pour Bouddha, le commencement et la fin résidaient dans le non-manifesté. Cette réalité « non-manifestée » n’est pas égale à « Rien ». Elle réside à l’extérieur du Tout, duquel l’être humain, par son esprit, ses facultés psychiques ou mentales, peut se faire une idée, une image.  
Et c’est là que nous trouvons soudain des parallèles intéressantes, dans le christianisme, le judaïsme et même l’islam. Dans toutes ces religions, il existe l’intuition qu’il ne sert à rien, voire que c’est interdit, de se faire une image de Dieu, même si les raisons ont été oubliées depuis longtemps. Rappelons que dans le judaïsme, il était même interdit de prononcer directement le nom de Dieu.

Les Evangiles et l’Apocalypse décrivent le « Père » comme Celui de qui provient la Création et dans la perfection Duquel elle aboutit (Alpha et Oméga), Celui qui est au-dessus d’elle et qui n’était pas totalement atteignable avant le Christ. Des mystiques Chrétiens comme Jakob Böhme ont clairement décrit, sur la base de leurs expériences spirituelles authentiques, que ce Dieu n’est pas seulement au-dessus de la création terrestre, mais aussi au-delà et au-dessus des mondes célestes **). On ne va pas loin, dans la comparaison des Religions dans la littérature scientifique, en faisant abstraction de ceux qui ont eu ces expériences mystiques très profondes. Sans eux, on ne peut même pas avoir accès à une terminologie compréhensible des deux côtés.

Le chemin Bouddhiste mène à l’accès du Nirvana, donc l’au-delà de l’au-delà, un lieu qui est aussi éloigné, pour la plupart des bouddhistes, que l’union mystique avec Dieu l’était pour la plupart des Chrétiens.**** Le Bouddha enseignait aussi la possibilité qu’un Boddhisattwa, un être normalement libéré des cycles de la réincarnation, pouvait redescendre volontairement sur Terre, pour aider le restant de l’humanité. Le Christ est remonté vers son Père (« Et le tombeau était vide », Résurrection et Ascension), pour revenir ensuite. A notre époque, chacun peut, avec le Christ, accéder à une plus profonde pénétration, allant des hauteurs divines jusqu’aux profondeurs terrestres.

On pourrait nommer encore en ce point Rudolf Steiner, d’après lequel le Bouddha aurait apporté un enseignement de sagesse de l’Amour, alors que le Christ aurait apporté ensuite la force de cet Amour. Le pouvoir de l’amour reconnecte tout et ramène tout à la perfection divine. « Demandez au Père en Mon nom », c’est à dire, en accord avec Lui, à travers Lui, le chemin du Christ mène à l’Unité, à l’Un. Le Bouddha est vu ici en quelque sorte comme un précurseur et éclaireur, préparant le chemin. 

Pour savoir ce qu’il en est exactement, chacun devrait avancer sur son propre chemin et demander la réponse au Christ et au Bouddha eux-mêmes.

Le Bouddha a dit dans le « Kalama Sûtra » : « ne vous laisser pas séduire… par l’ouï-dire…, par les traditions…, les opinions du jour…, les autorités des écritures sacrées…, par la raison seule et les conclusions logiques, les théories fictives et les opinions préférées, ou les impressions d’avantages personnels,… l’autorité d’un maître. Si vous atteignez votre propre réalisation… » (la foi véritable est plus proche de la reconnaissance et de la conviction que d’un concept intellectuel.)

*) les enseignements transmis par le Bouddha se retrouvent dans la traduction très complète de K.E. Neumann : « Les Discours du Bouddha : collection moyenne », et aussi dans la « collection plus longue ».

**) Pour des personnes à terminologie théosophique, le Nirvana (ou Atman) se situe en dessous des niveaux divins du « paranirvana » et « logoïque », dans le sens théosophique.

***) Le mystique chrétien Maître Eckhart a décrit son expérience ainsi : même sans la notion de Nirvâna, la ressemblance à l’expérience du Nirvâna est reconnaissable, tout comme les différences, dans le sens que pour lui, cette expérience est liée à une rencontre avec Dieu.

****) Le retour à Dieu avec l’essence de toutes les expériences du passage de la vie est un retour à la Source, d’une part, à ce qui était toujours là ; et pourtant, c’est aussi quelque chose de complémentaire, qui n’était pas là avant, comme p.ex. deux triangles superposés. Ce paradoxe n’est compréhensible que par une expérience mystique profonde.

*****) Il y a également des aspects philosophiques. Dans le Bouddhisme Mahajana, Nagarjuna décrit dans ses commentaires généraux sur le Prajnaparamita, qu’une chose peut être considérée comme: vraie, pas vraie, vraie et pas vraie, ni vraie, ni pas vraie, donc sous forme de quatre catégories (tetralemme) au lieu de la vision purement dualiste: soit l’un, soit l’autre. Etant donné que la raison ne peut pas à elle seule comprendre ceci pleinement, cela peut la mener, comme dans le Bouddhisme zen et ses koan paradoxaux, à dépasser la dualité et à atteindre une forme d’illumination et ainsi une vision plus élevée. Dans la philosophie européenne, il existe d’autres voies pour dépasser cette ancienne pensée dualiste: la Dialectique de Hegel sur la thèse et l’antithèse se réfère à la synthèse qui peut en être extraite. Elle peut également entraîner la raison à s’élever jusqu’à un point de vue supérieur synthétique dépassant les apparents contraires et à nous ouvrir à la vérité supérieure de l’Esprit de Dieu. Notre projet chrétien a développé une dynamique indépendante qui va dans le même sens: différents points de vue sont compatibles avec une perspective holistique, s’interpénètrent et se fécondent (dépassement des apparentes contradictions et dichotomies).

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Informations concernant Jésus-Christ et l’hindouisme.

Les pages complémentaires au site Internet « Chemins du Christ » concernant diverses autres religions représentent une contribution pour une meilleure compréhension de ces dernières, et pour le dialogue inter-religieux. Ici, nous examinons des similarités et des différences entre divers courants hindouistes et le christianisme. Nous ne prétendons pas fournir un tableau complet, mais seulement présenter des points-clefs de manière plus complète.

Jésus-Christ.

Dans les enseignements d’origine hindouiste, il existe le concept des Avatars de divers « degrés ». Le mot avatar veut dire des êtres humains, qui ne sont pas venus sur Terre pour leur propre avancement, mais qui sont venus volontairement, pour contribuer à l’avancement d’un peuple, voire de l’humanité toute entière, comme des « gouttes issues de la perfection de Dieu ». Les différences entre ces Avatars successifs et les religions sont relativement floues, dans cette philosophie, alors que les religions judéo-chrétiennes, mettent l’accent sur le Dieu historique, sur l’aspect du développement de soi,et surtout, sur le rôle de l’envoyé de Dieu, le Messie dans ce contexte (extrait du chapitre « Au début était le Verbe…  du texte principal *).

Du point de vue de la pensée indienne, il s’agit malgré tout d’un rapprochement à la pensée chrétienne, démontrant une compréhension de la tâche de Jésus-Christ. C’est la raison pour laquelle les maîtres hindous de yoga attribuent souvent un rôle plus vaste à Jésus que ne le font certains théologiens chrétiens modernes, qui ne voient en Jésus que l’être humain normal, ou alors la facette du réformateur social. Il existe également des hindous qui voient en Jésus tout simplement un maître, un enseignant. Il faut tenir compte du fait que la profondeur spirituelle du christianisme a été en grande partie perdue, et qu’il faut d’abord la redécouvrir et la rendre accessible à nouveau, de manière à permettre un dialogue sensé avec d’autres religions. (c’est à cela que s’emploie ce site, avec ses textes étendus *).

Les voies du Yoga** et le christianisme.

Selon les paroles « Soyez parfaits, comme votre Père aux Cieux est parfait » (Matth. 5, 48), la question la plus intéressante par rapport à chaque religion est : où mènent les chemins spirituels, pratiquement parlant ? Dans le cas de l’hindouisme, il s’agit des nombreux chemins du yoga. Dans la pratique du yoga, on vise à maîtriser notre nature intérieure et extérieure, et d’amener ainsi l’âme à sa perfection divine.

Dans ce contexte, il existe en Europe des enseignements qui peuvent inclure des éléments de yoga (on parlera p.ex. de centres nerveux, de centres de conscience, de chakras…). Il ne s’agit pas automatiquement, comme l’Eglise le pense, de tendances « non chrétiennes ». Cette « anatomie occulte » de l’être humain était déjà connue, notamment par les théosophes du Moyen-Age (Johann Georg Gichtel), et c’est une structure dont on sait, à présent, qu’elle existe dans chaque individu sous forme de grille énergétique. De même, les points d’acupuncture, connus surtout en Chine, ne sont pas automatiquement « taoïstes ». Dernièrement, des instruments scientifiques ont été capables de les démontrer dans les tissus humains, au moyen d’appareils et de coupes histologiques, et d’en confirmer ainsi l’existence. (Extrait du  « zèle sacré » du texte principal). Comparer également Albrecht Frenz « Yoga chrétien – fondements chrétiens d’une méthode de méditation indienne », où l’on part du principe que le christianisme et les méthodes pratiques du yoga sont compatibles.

Ce qui est déterminant pour le Chrétien, c’est son attitude spirituelle. A savoir : est-ce que ses pratiques sont comprises essentiellement comme une préparation de son être tout entier pour l’action de Dieu, ou bien est-ce que c’est la pensée suivante qui prédomine, à tort : que la perfection en Dieu peut forcément être obtenue par des techniques (corporelles, du souffle, chant de mantras, exercices de concentration, méditation et contemplation…) ?

Une autre distinction à faire, pour le Chrétien, est la suivante : lorsque, par exemple, dans le yoga, certains termes comme « force christique » surgissent, est-ce que le pratiquant se rend compte que la force guérisseuse du Christ est une partie de son propre être, qui de plus, travaille sur la totalité de sa personne, ou bien est-ce qu’il ne la conçoit que comme une force cosmique isolée ? Si quelqu’un ne s’aligne pas et ne s’oriente pas directement sur le Christ, comment peut-il savoir que ce qu’il vit a effectivement un lien avec le Christ ? (en relation avec « La question sur les miracles », dans le texte principal ) *

Quoi qu’il en soit, le christianisme possède ses propres chemins originaux, qu’on peut emprunter à la place de méthodes provenant d’autres sources et qui ont été adaptées par la suite au christianisme. Mais ces méthodes sont en cours de redécouverte et de réadaptation. On pourrait citer par exemple la méthode des moines orthodoxes du Mont Athos qui chantent le Kyrie-Eleison (Seigneur, aie pitié de nous) et qui serait l’équivalent, en terminologie hindoue, d’une pratique basée sur le souffle et les mantras (comparer « Le silence du désert » du texte principal ») *. Il existe aussi la méditation des Evangiles, spécifiquement chrétienne, qui est à la base de notre enseignement dans notre texte principal et décrite aussi dans notre page spéciale sur la méditation chrétienne *.

**Le terme Indien Yoga signifie littéralement « Mettre sous le joug », c’est-à-dire, relier avec la source, ce qui est très proche de la terminologie littérale du mot latin Re-ligio. Méthodes d’entraînement d’origine hindouistes pour le corps, l’âme et l’esprit.

Types de mystique chrétienne et indienne.

Revivre la crucifixion, c’est-à-dire la nuit profonde de l’âme, la « mort mystique », la traversée qui passe par l’abandon de tout ce à quoi l’être humain peut s’accrocher, tous les mystiques ont connu cette expérience, d’une manière ou d’une autre (p.ex. Maître Eckhard), et elle possède certaines ressemblances avec l’expérience culminante du yoga, appelée le Nirvikalpa Samadhi., qui est l’expérience de la vacuité du « Nirvana ». La mystique chrétienne montrait que, derrière cette apparente vacuité, existait quelque chose : le Christ ou Dieu. Sri Aurobindo a prouvé que la même expérience de cet au-delà du Nirvana est possible en pratiquant le chemin du yoga. Le chemin chrétien peut faire ressentir une parcelle de cette immense plénitude pénétrant tout, dès les premiers instants du cheminement, parce que la présence de l’être du Christ, qui en a imprégné toute la Terre, représente un pont, un lien.

Lorsqu’un être comme Aurobindo est confronté à des forces qui font ressortir des correspondances et des similitudes, en chemin, par rapport au développement du Christ, mais sans avoir le background chrétien, c’est comme une difficile escalade en haute montagne. Mais ce n’est pas impossible, comme le démontre le cas d’un jeune garçon hindou, qui ne connaissait rien du Christianisme mais qui, par sa quête intense de Dieu, a soudain vécu une expérience christique, qu’il a plus tard écrite dans son livre (Editeur Friso Melzer, "Sadhu Sundar Singh"). Les exercices tantriques hindouistes, eux aussi, pouvaient générer une vision soudaine du Christ, à la place des divinités hindoues avec lesquelles l’aspirant était familiarisé. (« L’esprit souffle, où il veut…).

Difficilement compatible pour le christianisme en tant que communauté religieuse, mais d’autant plus intéressante à bien d’autres points de vue et pour d’autres cultures est la suggestion de Rudolf Steiner, qui propose de considérer le Christ comme une entité solaire, qui aurait été connue dans les temps pré-christiques, par certains sages d’autres cultures. (extrait du chapitre « La Crucifixion… » du texte principal * ) Par rapport à l’Inde, Rudolf Steiner fit aussi la remarque concernant Vishwa Karman, un grand « Architecte du Monde ». Les Rishis ou sages hindous pouvaient directement se relier au travail de ce grand Architecte du Monde, en ayant accès, directement derrière la dimension actuelle, à une autre dimension.

En ce qui concerne les nombreuses divinités hindoues, il faut se souvenir que d’après les nouvelles connaissances, tout comme ce fut le cas pour d’autres cultures soi-disant polythéistes, il s’agissait de divers aspects de la divinité Une (pour autant qu’il ne s’agisse pas tout simplement d’êtres humains élevés au rang de dieux ou de dieux tribaux), qui furent ensuite vénérés en tant que dieux à part entière, indépendants, en quelque sorte. Les termes tels que polythéisme ne veulent donc rien dire par eux-mêmes. Les juifs ont utilisé également plusieurs noms pour Dieu et ses divers attributs, dans le texte original en hébreu. Mais ils n’ont pas emprunté le chemin de la vénération de ces aspects sous forme de divers dieux. Les zoroastriens restèrent également dans le monothéisme. Dans l’hindouisme, l’école des adeptes de Vishnou, par exemple, peut être considérée comme monothéiste.

Il est intéressant de noter, dans ce contexte, que de nouveaux courants existent, qui ne partagent plus les vues généralisées et automatiques de la mortalité du corps, concept que le Christ a démontré dans sa résurrection. Par exemple le philosophe et yogi Sri Aurobindo et sa compagne spirituelle, « Mère » Mira Alfassa, cherchèrent dans cette direction (…). (extraits de « La résurrection » du texte principal).

Les enseignements sur Dieu et le « Karma ».

Une grande partie de l’œuvre sociale et de la compassion qu’on découvre dans les chemins chrétiens serait appelée en Inde « Karma-Yoga » (le yoga du destin ), ou « Bhakti-Yoga » (yoga de la dévotion), tandis qu’un chemin orienté vers l’expérience serait comparé plutôt à l’ « Inana Yoga ».

Ce qui peut être vécu comme une réalité est que, lorsque l’on aligne et que l’on oriente sa vie par rapport au Christ et à Dieu dont il est le médiateur, la vie s’écoule de manière plus « organique », plus fluide, que si l’on applique la notion d’une loi mécanique agissant sur le destin = karma = loi de la compensation. Le Christ lui-même a parlé du travail « au centime près », mais il n’a pas dit que cela doive se faire « œil pour œil, dent pour dent », comme dans l’Ancien Testament. La nouvelle mission de l’être humain qui est au premier plan est que ce qui porte fruit, pour lui et pour son environnement, est extrait du contexte et appliqué à ses possibilités. La notion du travail sur le passé, en tant que but en soi ou en tant que motif de développement, n’est plus de mise. On peut observer une aide « d’en haut » lors de l’interaction des différentes possibilités de l’être humain, actuellement. (extrait du chapitre « La Crucifixion » du texte principal, il existe également une page spéciale sur le karma et la réincarnation ) *.

Valeurs éthiques.

L’éthique est l’élément qui, dans la plupart des différentes religions, leur est commune, et où le dialogue est le plus avancé. Par exemple, si nous prenons le chemin classique du Yoga, selon Patanjali, nous y trouvons, à la base d’un succès, au début, « yama »: ne pas nuire à un être vivant par des pensées, des paroles ou des faits ; ne pas être avare ; être vrai; être pur sexuellement; ne pas accepter de cadeaux (être indépendant). La deuxième étape est « niyama » : purification et clarification intérieure et extérieure, se contenter de peu, être humble, l’ascèse, le sacrifice ; l’étude et la vénération de la divinité, foi et ferveur. Les Yogis enseignent que même le champ de bataille de la Bhagavâd Gîta doit être interprété comme un champ de bataille intérieur qui doit servir au progrès et à la purification. Il est évident, tant pour les chrétiens que pour les hindous, qu’on y découvre des parallèles avec les commandements et les enseignements de Jésus, et bien des religions ont contribué à porter et à façonner le projet d’une éthique mondiale.

Ecritures saintes

Les fondements religieux les plus anciens sont les Vedas, des écrits qui sont attribués aux sages ou « rishis » de l’Age d’Or. Par la suite vint l’épopée du Mahabharata, avec ses descriptions historiques très anciennes, notamment des guerres, qui ont souvent été considérées comme des mythes. Il s’agit donc d’une époque qui ne correspond plus à l’âge d’or précédent. La littérature sacrée des upanisads a emboîté le pas au mahabharata. La Bhagavad Gita est l’un des textes hindouistes sacrés les plus importants, qui combinent les connaissances des Vedas, plus anciens, avec la philosophie des Upanishads et la sagesse du yoga, et qui fait partie du Mahabharata. Krishna, le héros de ce poème, possède une valeur didactique. Il est considéré comme l’Être suprême se manifestant sous forme humaine : un avatar (voir ci-dessus).

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Informations concernant Jésus Christ et le taoïsme & le confucianisme.

Les pages complémentaires au projet Internet « Chemins du Christ » concernant diverses autres religions représentent une contribution pour une meilleure compréhension de ces dernières et pour le dialogue inter-religieux. Dans ce texte complémentaire, nous examinerons les similarités et les différences entre taoïsme/confucianisme et christianisme – un christianisme (re)devenu conscient de sa propre profondeur. Nous n’avons pas la prétention de décrire la vie et les traditions de Lao-Tseu ou de Confucius de manière complète, mais les points-clefs y seront traités de manière précise.

Dans la spiritualité chinoise traditionnelle, plusieurs sources apparentées se sont rejointes et ont apporté leur contribution:

1. L’enseignement du principe le plus élevé.

L’enseignement originel du principe le plus élevé, Tao /Tai-dji « sur lequel rien ne peut être exprimé » représente également l’unité de toute chose du début, donc avant la division dans les polarités yin et yang *) et ensuite dans les « cinq éléments » **). De nos jours, cette unité originelle est à la base des formes de manifestation et du cosmos.

Certains missionnaires chrétiens, par exemple les jésuites, virent dans ce principe originel ultime quelque chose de ressemblant à Dieu, tandis que d’autres, tels les moines franciscains et les bénédictins, et finalement le pape, les contredirent.

Le « Tao » ne correspond pas à la nouvelle forme d’expérience de Dieu comme un « père » avec lequel on peut dialoguer, tel que Jésus l’enseignait. D’autre part, nous ne pouvons pas exclure qu’il s’agisse d’une forme d’expérience ou de recherche de Dieu plus ancienne, telle qu’elle fut possible au temps des anciens Chinois.

*) le yin est le principe « féminin » d’extension (centrifuge), par exemple le nerf sympathique, et le « yang », le principe masculin de contraction, (centripète) par exemple, le nerf para-sympathique, qui travaillent en alternance et en collaboration.

**) les cinq éléments : terre, eau, bois, feu, métal, correspondent à la subdivision des quatre formes de manifestation ou de qualités : « Terre », « Eau », « Air », « Feu » = « chaleur », comme dans l’alchimie occidentale et l’hérmétisme d’autres cultures (il y avait également des alchimistes chrétiens). Le cinquième élément chinois, le « métal », a été surnommé parfois en Europe « la matière première » ou « prima materia » (comparer avec la physique moderne des particules) ou « éthér », connu par exemple en Inde ou mentionné dans les sources anthroposophiques, dont on disait qu’il contient d’autres sous-couches, qui seraient au nombre total de 7 états d’aggrégation. Ce genre de connaissances anciennes ne seraient actuellement plus attribuées à la religion, mais pas non plus à la philosophie purement spéculative. Ce sont des éléments d’une ancienne cosmologie avancée, à caractère scientifique – même si les méthodes de recherche de l’époque sont différentes de celles de nos jours.

Cela ne change rien au fait que les pratiques des maîtres de la Chine ancienne, et plus tard les maîtres taoïstes, ont un caractère spirituel. Les résultats des études sur le rôle des « éléments » ou forces dans l’être humain étaient prises en compte parce qu’il est incontournable de s’élever au-dessus de l’imperfection terrestre, s’agissant d’atteindre la perfection spirituelle. Ce serait une forme de spiritualité qui n’essaie pas de s’évader du terrestre, contrairement à certaines autres traditions spirituelles. La tendance vers la perfection en tant que telle n’est pas en opposition avec l’enseignement chrétien de la rédemption de l’Homme. On oublie souvent que Jésus a dit  « devenez parfaits comme votre Père au ciel est parfait  (Matth. 5, 48), mais les méthodes diffèrent. Pour les chrétiens originels etc. il était clair que l’être humain doit se préparer activement et peut s’ouvrir à l’action de Dieu. Mais il était tout aussi clair pour le christianisme qu’il est impossible de « forcer » ou d’obliger la grâce de Dieu à se manifester, à travers ces pratiques, car Dieu aussi est libre.

Entre ce qui se passe dans les cieux, en chinois « T’ien », la Terre et l’être humain – qui proviennent tous de la même unité originelle, on trouvait partout des correspondances (un peu comme dans les « sept arts libéraux » des hautes écoles du Moyen-Age occidental). Toutes les pratiques et tous les agissements visaient à harmoniser la vie humaine avec le « Ciel » - en tant que plus haute instance – et la Terre. Ceci démontre, à côté du caractère spirituel, le caractère religieux de la quête. Re-ligion (du Latin) signifie « Re-lier », « re-connexion », se reconnecter à l’origine des choses. Dans la vision chrétienne, c’est le Dieu créateur qui peut être contacté, il est le début et la fin de toute chose et Jésus-Christ est comme un lien qui nous aide à nous reconnecter avec Dieu.

Au fil du temps, plusieurs dieux séparés furent vénérés en Chine : le ciel, les dieux de la terre, des esprits locaux et des saints. Le terme de « polythéisme » habituellement utilisé pour ce genre de religions ne convient pas, dans ce cas, car ces « dieux » étaient des émanations ou manifestations du principe originel, comme dans certaines autres religions (sauf les saints, qui sont pour leur part également vénérés dans certaines églises chrétiennes et qui ne devraient pas être inconnus…).

Ce chemin où toutes choses sont divisées en Yin et Yang pourrait pousser l’esprit à rester enfermé dans la polarité; avec l’aspiration nécessaire, il peut également mener à son dépassement et à atteindre un état d’esprit mystique.

2. Le taoïsme.

Ce qui précède représente la base commune des écoles plus tardives de Lao-Tseu et de Kon-Fou-Tseu (que les historiens situent autour de 500 B.C.)

Le Taoïsme (Lao-Tseu : son livre Tao-Te-King) était axé sur le « faire » à partir d’une attitude méditative du « non-faire » (wu-wei). Le faire provenait alors des instincts naturels, des couches profondes et du noyau naturellement bon de l’être humain, qui est en connexion avec la nature. Cela aboutissait à une sorte d’éthique naturelle modeste et altruiste.

Mais le bon grain n’est pas automatiquement identique avec Jésus, qui a pris forme dans l’Homme dans le sens de Jean 15, et qui agit en fructifiant (« restez en moi et je resterai en vous »). Les théologiens actuels ne peuvent pas contester qu’il existe un bon noyau chez les autres croyants – surtout au vu de l’éthique souvent très similaire des religions, montre que « le bon » a pris racine plus ou moins partout. Même l’esprit saint souffle où il veut … (Jean 3).

Les taoïstes furent avant tout des praticiens, pas des théoriciens. Le taoïsme fait appel à :.

- L’ascèse, qui figure dans toutes les religions. Il existe aussi des pratiques pour la sublimation et la transformation de la sexualité (pl.ex. Mantak Chia, « Tao Yoga » et « Le Tao de l’Art d’Aimer ». Bien souvent, les chemins orientaux anciens vont de « bas en haut », tandis que les chemins occidentaux aujourd’hui seraient plutôt dirigés de« haut en bas » (c’est-à-dire depuis la conscience).

- Des pratiques du souffle, corporelles et de concentration pour éveiller et diriger l’énergie vitale, le « chi ». Que cette énergie est une réalité a été établi notamment par les recherches d’acupuncture et d’électro-acupuncture, même si, scientifiquement, elle n’est pas encore pleinement comprise. Les méridiens d’acupuncture ont même été démontrés histologiquement (dans les tissus) sous forme de « canaux vides ». La force de vie n’est donc pas taoïste, comme le pensaient certains chrétiens, mais universelle. En Grèce, anciennement, on désignait cette force sous le terme de « pneuma », qui désigne le souffle, l’énergie de vie que Dieu insuffle à ses créatures, et aussi le Saint Esprit. Le Saint-Esprit, pour sa part, est en relation avec Jésus Christ. Si donc quelqu’un ne se relie pas avec Jésus Christ, comment saurait-il que ce qu’il vit est identique avec l’esprit Saint, comme Jésus l’a annoncé ?

- En outre, le Taoïsme connaissait également (tout comme le yoga indien) la pratique de la méditation profonde, pour dépasser les limitations de la vie en se plongeant dans le grand tout. La recherche alchimique de l’immortalité jouait également un rôle.

3. Le confucianisme.

Kon-Fou-Tseu (Confucius) recommanda, lui aussi, un rattachement de l’être humain à la « loi morale-cosmique ». Au lieu du chemin plus individualisé des taoïstes, il mit en place un système d’éducation pour la société dans son ensemble. On travaillait de manière consciente à la cultivation et au développement du noyau de bonté de l’être humain, par l’habitude et les exemples à suivre : il partait du principe que si, dans une famille, on enseigne l’amour, le respect et la vénération, alors la société entière sera une société éthique.

- Depuis la nuit des temps, le vol, la prostitution, le culte d’images et le meurtre étaient interdits, en Chine ;

- Comme pratiquement toutes les religions mondiales, Kon-Fou-Tseu enseignait l’amour du prochain. Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas à autrui…

- Pour ce faire, il y a besoin des vertus telles que l’auto-contrôle, l’humanité, la bonté ou bénévolence, la droiture, un comportement adéquatement respectueux (aussi vis-à-vis des ancêtres), la générosité, la sagesse, l’honnêteté.

- Des vertus appariées, d’après le livre Shi-Djing, sont: aimable et digne, doux et ferme, droit et poli, ordonné et respectueux, docile d’esprit et audacieux, honnête et doux, fort et consciencieux, courageux et juste, indulgent et modéré.

- Une attitude de contentement, au-delà de la colère, de la tristesse et du plaisir, était recherchée.

Dans les anciens enseignements, nous trouvons d’une part des valeurs immuables, et d’autre part, des valeurs éphémères liées à l’empire d’autrefois.

4. Entre ces écoles, il y avait de nombreux points communs, mais aussi des points de dissention. Malgré cela, elles furent vécues plutôt comme des écoles complémentaires, que comme opposées. C’est le cas même pour le bouddhisme, importé d’Inde plus tard, avec son enseignement basé sur le dépassement de la souffrance terrestre.

Dans les temples chinois modernes, par exemple à Hong Kong, on a souvent l’impression d’une recherche un peu simplifiée d’oracles ou de rites en vue d’atteindre le bonheur dans la vie. On s’aperçoit donc que comme pour la plupart des religions, la profondeur spirituelle originelle s’est perdue.

Il faut également mentionner des ouvrages issus de la tradition chinoise et qui ne sont pas « directement » religieux, tels que : le livre des Oracles Yi Ching, les horoscopes chinois, la variante chinoise de la géomantie ou géo-biologie appelée Feng Shui, et la médecine naturelle chinoise déjà mentionnée.

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Considérations générales concernant les religions animistes.

Les pages complémentaires au projet Internet « Chemins du Christ » concernant diverses autres religions représentent une contribution pour une meilleure compréhension de ces dernières et pour le dialogue inter-religieux. Des recherches chrétiennes indépendantes, qui visent à retrouver la profondeur originelle du christianisme, et des recherches modernes de la conscience, ne fournissent pas un tableau complet, mais présentent seulement certains points importants en ce qui concerne les religions animistes.

Le shintoïsme japonais fait également partie, à l’origine, des religions animistes, qui sont plus anciennes que le bouddhisme et le christianisme. Les origines des pratiques animistes datent d’une époque où la conscience humaine était très différente de celle d’aujourd’hui, dominée par l’intellect. Jean Gebser, auteur du livre « Origine et présent » (« Ursprung und Gegenwart, allemand), nommerait cette étape de conscience « la conscience mythologique ». Le chercheur Julian Jaynes, auteur du livre « l’origine de la conscience » (Der Ursprung des Bewusstseins », allemand, anglais) décrit cette conscience comme une conscience dans laquelle les deux hémisphères cérébraux communiquaient encore plus directement qu’aujourd’hui. *) L’hémisphère droit permettait de percevoir la nature de manière globale, notamment comme un être à part entière, et l’hémisphère gauche pouvait traiter les informations de telle manière, qu’il pouvait en percevoir la « voix ». Les mythes européens sur des êtres de la nature, des élémentaux (elfes, sylphides, gnomes, et autres êtres de fables), proviennent de là, et ne sont donc pas imaginés. Ce genre de perception, un phénomène répandu dans la société européenne jusqu’en l’an 500 B.C. environ, se perdit progressivement, au fur et à mesure que la lecture et l’écriture prenaient le pas sur la tradition orale. Durant cette époque mythique, on vénérait également des ancêtres et des dieux tribaux et locaux. Le mélange des cultures contribua à ce que cette forme plus ancienne de conscience ne fonctionne plus aussi bien qu’au début. Les erreurs d’appréciation plus fréquentes de cette ancienne forme de perception firent que le processus s’accéléra. Il ne serait pas correct de comprendre ces formes de l’ancienne conscience comme inférieures aux nouvelles. De nouvelles facultés sont effectivement venues, mais d’autres ont été perdues, et l’intellect ne peut pas les remplacer à lui tout seul. Cependant, il est possible de réactiver consciemment les facultés plus anciennes et « exilées » de la visualisation et de la synthèse, tout en conservant la pensée analytique, par exemple, dans la méditation. Une conscience intégrée peut ainsi naître, qui utilise les deux hémisphères cérébraux de manière équilibrée. L’intellect et la conscience intellectuelle est arrivée aux limites de ses performances, bien souvent. Il est évident qu’avec l’intellect seul, il n’est pas possible de comprendre la complexité des problèmes écologiques et de les résoudre à temps. Dörner parle d’une conscience multi-factorielle, nécessaire à l’appréhension des processus écologiques, et qui est pratiquement inexistante chez ses étudiants. L’humanité actuelle peut fort bien s’inspirer encore aujourd’hui des anciennes traditions orales – c’est ce qui fait d’ailleurs la valeur des contes pour enfants. Ils contribuent à maintenir en activité l’hémisphère droit du cerveau, qui, sans cela, s’étiolerait complètement.

Dans le christianisme originel, les « dons du Saint Esprit » avaient un rôle important (e.a. Jean 16 ; Cor. 12, 7-11 ; actes deds apôtres 2, 17-20). Consultez également la page « Pentecôte » dans le texte principal du site web, et d’autres langues. Le Saint Esprit est une force divine, qui inspire la créativité de l’être humain et le fait se dépasser lui-même. Il n’est pas une simple activité de l’hémisphère droit du cerveau, mais il utilise cette partie du cerveau. Mais : L’esprit saint est en relation avec Jésus Christ. Même si Jésus disait à ses disciples que « l’esprit va où il veut », comment peut-on être sûr que les expériences vécues proviennent véritablement de lui et vont dans le sens du Christ, si on ne se relie pas d’abord au Christ ?

Contrairement à ce que nous avons trouvé auprès d’autres religions en apparence polythéistes, qui font état d’une source unique divine avec des « attributs  vénérés plus tard sous des aspects / dieux différents, une origine unifiée de cette sorte n’est pas identifiable dans une série de religions animistes.

Tandis que les mythes de la création de certaines peuplades commencent avec la création du ciel et de la terre (et d’un monde souterrain), le mythe créateur ancien du Japon présuppose la création du Ciel et de la Terre. Les dieux apparaissent spontanément, dans ce tableau, et habitent les 3 mondes, tandis que la Terre est habitée par les humains, le monde souterrain par les morts et les démons. Certains ancêtres ont également été attribués au panthéon des dieux à vénérer.

La vénération se manifeste sous différents aspects, soit par des prières pré-établies (remerciements et demandes), et par des offrandes en nature ou symboliques.

Tandis que dans les religions animistes, les chamanes ou hommes-médecine possèdent des facultés particulières et médiales et jouent un rôle central, dans le shintoïsme, ce sont les prêtres qui dirigent le culte.

Enseignements éthiques : dans le shintoïsme, il existait un registre des péchés. Au contact avec d’autres religions, des principes éthiques furent élaborés, comme on les trouve pratiquement dans toutes les grandes religions.

*) en anglais : « bicameral mind ». Cependant, James lui-même a donné l’impression que ces anciennes manières de fonctionner du cerveau fournissent à elles seules l’explication des expériences avec le divin ou les forces (sur)naturelles. D’après nos recherches, c’est tout simplement faux. Ces rapports ne disent strictement rien sur la nature de ces entités. Ni Dieu au singulier, ni des dieux, pluriel, ne se trouvent dans le cerveau. Il s’agit d’une dimension de réalité particulière, que le cerveau ne peut qu’interpréter d’une manière ou d’une autre. Cette forme d’appréhension et de ressenti plus ancienne, qui est décrite, est difficilement capable de produire de tels « êtres » imaginaires ou des formes d’images, comme la conscience moderne le pourrait. De même, les rêves spirituels ou les expériences méditatives reflètent en partie quelque chose de totalement autre que purement des processus visant à « digérer » les expériences psychiques quotidiennes.

**) En Europe, par exemple, le temps des épopées d’Homère faisait encore partie de l’époque mythique, alors que plus tard, la philosophie grecque antique se reliait déjà au niveau de la conscience intellectuelle.

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Anciennes religions amérindiennes, le candrier Maya et le christianisme.

Les prophéties bibliques, surtout celles de l’Apocalypse (= Révélation), parlent du futur, du développement de l’humanité, de la Terre et du cosmos. Les prophéties d’autres cultures vont également au-delà de la pure signification pour elles-mêmes. Nous partageons notre planète, tous ensemble. Le calendrier Maya montre que ses créateurs maniaient la notion du « temps » de manière très précise. Il ne faudrait pas exclure automatiquement toutes les prédictions « non chrétiennes / anti-chrétiennes » comme n’ayant aucun impact pour les chrétiens. D’ailleurs, il n’est pas obligatoire que tout soit compatible avec le Christianisme.

Les créateurs de ce calendrier combinaient plusieurs rythmes terrestres importants à leurs yeux. Ils ont peut-être utilisé ces combinaisons parce que l’étude de la qualité du temps était nécessaire à leur époque. L’explorateur H.J. Andersen, entre autres, a trouvé des calendriers partout sur la planète, depuis le troisième millénaire avant J.C., qui mentionnaient des bouleversements des cycles qui se seraient produits autrefois, concernant l’orbite terrestre et lunaire, inconnus de l’astronomie moderne. Dans la Bible (Ancien Testament), on y trouve certaines références, notamment « l’arrêt du soleil ». Il restait alors toujours la possibilité de tout compter au moyen des jours, comme le permet, par exemple, le calendrier Maja.

Notre cycle, selon le calendrier Maya, a commencé il y a 3114 ans avant J.C., ce qui pourrait coïncider avec le déluge de Noé, un événement qui est prouvé, du moins par des sources en Asie mineure. Cela ne signifie pas automatiquement qu’à la fin de ce cycle une nouvelle grande catastrophe doive se produire. Mais il est aisé de se rendre compte qu’il doit s’agir de quelque chose de plus important que seulement des jeux avec des chiffres. Le chiffre du cycle correspond notamment à celui d’une précession astronomique (mouvement de rotation de l’axe terrestre). La fin du grand cycle des Mayas a été datée par la plupart des archéologues au 21 ou au 23.12.2012. La fin de cette époque, d’après les Mayas, est gravée sur une stèle, avec mention du jour précis. Certains auteurs ont annoncé que durant cette période, il y aurait une intersection de l’eclyptique de notre soleil avec celle de l’équateur de notre galaxie, la voie lactée. C’est vrai, mais astronomiquement parlant, il s’agit d’une période de plusieurs années, dans laquelle nous nous trouvons déjà. Les anciens Mayas, qui ont conservé une partie de cet ancien savoir, disent qu’il s’agit en fait d’une fenêtre dans le temps qui va d’environ 2015 à 2016 *).

Ceci est connecté à une ancienne prophétie Maya au contenu inconnu disant que durant ce temps, quelque chose ou quelqu’un reviendra. Les mots utilisés sont « Bolon Yokte ». Selon la traduction d’un des auteurs, cela signifierait « neuf marches » mais cette traduction n’est pas certaine. D’autres considèrent qu’il s’agit d’un dieu Maya dont le nom n’a pas été transmis. L’ancienne cosmologie Maya contient 9 parties. Il y a des interprétations qui disent que c’est l’époque pour l’éveil de la conscience holistique (une meilleure coordination des niveaux de conscience) ou d’un changement radical dans la société (écologie…)

Les Evangiles chrétiens et la Révélation selon Jean le divin prédisent le retour du Christ et de l’Esprit Saint envoyé par Lui ( le consolateur). D’autres religions comme l’Islam ou le Zoroastrisme attendent le retour de leurs prophètes respectifs. Le Coran attend non seulement le retour du prophète Mohammed, mais aussi celui de Jésus, en tant que témoin des Chrétiens devant Dieu, lors du Jugement Dernier.

Même sans aucune notion prophétique, la situation actuelle sur Terre indique clairement que notre ère touche à sa fin, secouée par de nombreuses crises, et qu’elle est engagée dans un processus de développement. Albert Einstein l’avait anticipé par ces mots : Si l’humanité n’apprend pas à vivre différemment, elle ne pourra pas survivre.

*) une comparaison : s’agissant de l’ancienne cosmologie de l’Inde, basée sur les anciennes données astronomiques comme celles de l’ancienne Babylone, il y a une méthode de calcul avec des jours au lieu des ans selon H.J. Andersen et al. qui mène à un cycle similaire de 3102 avant J.C. à l’an 2000. Les 12 années manquantes, au début et à la fin, pourraient être considérées comme une période de transition.

Des pages nouvelles en anglais ou allemand:
Evaluation de la religion grecque
Annotation sur la religion romaine ancienne
Religion germanique ancienne
Religion celte
Religion slave ancienne
Religion balte ancienne
Religion basque ancienne
Religion finnoise ancienne

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Le texte française est traduit d' Isabella Heim.

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